Mise à jour ADEME du 10/12 – Plus de complexité, moins de clarté…

Depuis le 10 décembre, une nouvelle évolution du logiciel officiel utilisé pour les diagnostics immobiliers est entrée en vigueur, sous l’autorité de ADEME.

Sur le terrain, cette mise à jour soulève de nombreuses interrogations chez les professionnels du secteur.

Masquage des étiquettes DPE

Désormais, la consultation des étiquettes DPE peut être rendue impossible à certaines étapes du processus.
Comme si le simple fait de visualiser une étiquette pouvait favoriser la fraude.

Pourtant, la transparence et la lisibilité sont essentielles pour la compréhension des clients.

Calculs manuels + confirmation obligatoire

En cas d’anomalie ou de blocage du logiciel, le diagnostiqueur doit procéder à des calculs manuels et confirmer chaque donnée.

Conséquence :
Toute la responsabilité repose sur le professionnel si un problème survient, même lorsqu’il découle d’un dysfonctionnement technique.

Historisation totale de chaque modification

Chaque action, chaque modification, chaque correction est désormais enregistrée. On n’analyse plus uniquement un bien immobilier. On doit justifier chaque clic. Cette traçabilité totale alourdit considérablement la procédure, sans apporter davantage de clarté pour le client final.

Transmission automatique de l’historique à l’ADEME

L’intégralité de l’historique est automatiquement transmise à l’ADEME.

Plus de contrôle, certes…
Mais sans garantie réelle d’amélioration de la qualité des diagnostics.

Rejet du DPE sans historique complet

Si l’historique n’est pas parfaitement conforme, le DPE peut être rejeté.

Le diagnostiqueur est alors présumé en tort par défaut.

Une approche qui instaure une logique de suspicion plutôt que de collaboration.

Pendant ce temps…

  • Les fraudeurs continueront à contourner le système.
  • Les professionnels sérieux verront leur temps et leur énergie s’épuiser dans des contraintes administratives.
  • Le système restera complexe et parfois brouillon pour le grand public — voire encore plus confus.

Une réforme qui contrôle… sans simplifier

Cette évolution ajoute du contrôle, mais jamais de simplification.
Elle augmente la frustration des professionnels et la perte de repères des clients.

Chez Arthemis Diagnostics, nous continuons à défendre une vision claire du métier :

  • Rigueur
  • Transparence
  • Accompagnement pédagogique des clients
  • Défense du professionnalisme des diagnostiqueurs

Nous espérons que les acteurs institutionnels et les fédérations se recentreront sur leur rôle essentiel :

Défendre les diagnostiqueurs,
et non les désigner comme responsables des dysfonctionnements du système.

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